Coaching AfroNaturo Naturopathie Neurosciences
Pourquoi AfroNaturo® Est fait pour vous Blog Le livre Réserver un créneau d'appel gratuit Connexion

L'AFRIQUE EST ELLE UN ÉMONCTOIRE POUR LE RESTE DU MONDE ?

L’Afrique est il un émonctoire, une porte de sortie ? Un gisement de pétrole n’est il pas le résultat d’une certaine gestion des déchets ? La décomposition faisait, fait et fera partie du processus naturel. C’est à partir du rien, tel le champ point 0 que provient la matière, la création, puis la décomposition et ainsi de suite. Une fois de plus, il est important de se poser les bonnes questions pour plus de rectitude dans le monde qui nous entoure. On parle de la mauvaise gestion des déchets en Afrique avec ce symbole des sachets noirs que l’on trouve un peu partout dans le paysage africain. J’en parle très bien dans mon livre : selon moi, les africains, dont la religion de base est l’animisme (en lien avec la nature) respectent leur environnement : -en ayant de la gratitude et en vivant le moment présent -en utilisant avec parcimonie les ressources à sa disposition (l’eau par exemple, la nourriture,…), là ou on pourrait croire avec nos yeux occidentaux que c’est parce qu’ils n’ont pas beaucoup d’argent alors que c’est plutôt par respect… -en jetant, remettant à la terre ce qu’elle a donné. C’est là le point le plus important : on rejette les corps en les enterrant afin qu’ils se décomposent, les déchets organiques : purin, restes alimentaires non comestibles…qui deviennent de l’engrais ou du compost,… Ex : une peau de banane ou d’orange Mais quid des sacs plastiques noirs : poussent ils dans la nature ? Non ! Ont ils toujours été dans la culture et les habitudes africaines ? Non plus ! Du coup on peut imaginer qu’en les jettant après les avoir utilisés, on reproduit le comportement habituel à la différence près que la décomposition (s’il y en a une) prendra des dizaines voire des centaines d’années. En vérité il n’y a pas que les sacs plastiques qui sont visibles en Afrique ! Il y a les véhicules polluants, l’importation de déchets ironiquement appelés recyclables et j’en passe. Comment peut on assurer la continuité des réserve de pétrole ainsi ? Une fois de plus, tout est question de croyance et de point de vue. Pour avoir grandi en Europe, je réalise à quel point nous sommes éduqués pour gaspiller, avec de soit-disant arguments qui arrangent les industriels mais pas le porte monnaie, ni l’environnement, et ni le rapport aux choses. En effet, on considère qu’il vaut mieux utiliser des choses à « usage unique » par mesure d’hygiène (on voit où cela nous a menés,…trop d’hygiène tue littéralement l’hygiène). Ici en Afrique, quand on termine d’utiliser quelque chose, on utilise sa créativité pour se demander ce qu’on va pouvoir faire de plus avec : une valeur ajoutée à laquelle l’occident a attribué de nouveaux mots tendance : recyclage, tendance zéro déchets, upcycling,… là où cela était une fois de plus associé à de la pauvreté ici. Est ce parce que les africains sont simples et ne veulent pas donner plus d’importance aux choses que celle qu’elles ont déjà, qu’ils acceptent d’importer ce qu’ils pourraient réutiliser ? Nous sommes dans une société de transformation et pas de consommation et je rêve d’une Afrique qui continue dans cette voie. La réalité est que chaque individu doit faire avec ce qui est dans son environnement et que tout cela ne doit pas éloigner l’Afrique, le continent d’origine de l’humanité, de la nature, de sa nature. Tout est dans l’équilibre. On ne doit pas se désintéresser de ce qui nous entoure et est donc bon pour nous. Toutes ces ressources qui nous apportent de l’énergie pour plus d’épanouissement. Prenons l’exemple des matières premières. On dit que l’Afrique est le grenier du monde, c’est une réalité et un honneur. Cependant, le déséquilibre apparait lorsque des africains meurent de faim, lorsque la population n’a pas accès à ce qui pousse autour d’elle. Hier, au marché, étonnée de voir le prix « élevé » des mangues, une vendeuse m’a dit que des occidentaux empêchaient les locaux de se fournir en fruits en les chassant et en raflant des tonnes et des tonnes pour l’exportation. Ils ont donc moins de possibilité de se fournir. C’est en fait le cas aussi pour les tomates, les ananas,.. et par les asiatiques aussi. Cela m’a profondément bouleversée. Pourquoi cela ? Par peur du manque ? Par méconnaissance de l’abondance de la terre ? Pour l’appât du gain et du profit sans limites ? Pour satisfaire les européens, y compris la diaspora consommateurs plus que consomm’acteurs ? Sachant en plus que si elles n’ont pas de preneurs et que leur aspect change, ces mangues finiront surement dans une poubelle… Je m’efforce de ne pas juger. Je veux surtout comprendre : ou est l’équilibre ? Qu’est ce qui est juste ? L’envie aussi d’avoir une ou des réponse(s) à cette question : pourquoi interdit on les personnes de vendre des mangues à leurs semblables mais autorise t-on et favorise même t-on la baguette et le sucre blanc ? C’est tout pour aujourd’hui. Si vous avez des réponses, je suis preneuse ! Portez-vous bien.

Close

Restons en contact ! 

Pour rester informé(e) de toute l'actualité, merci de bien vouloir rentrer vos informations.